« Là où il n'y a pas de liberté économique, il n'y a pas de liberté politique. » – Milton Friedman

Chaque jour, l'essentiel de l'actualité économique française et internationale. Sans langue de bois, avec un regard libéral.

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L³ · Édition #115 · Mercredi 3 juin 2026
L'aube de mercredi a balayé l'illusion de la désescalade : à Koweït City, deux missiles balistiques iraniens visant la base d'Ali Al Salem se sont brisés en vol mais ont fait un mort et plusieurs blessés autour de l'aéroport international ; à Bahreïn, trois autres ont été interceptés par les défenses américaines au-dessus du quartier général de la cinquième flotte ; en représailles, les forces américaines ont frappé une station de commandement militaire iranienne sur l'île de Qeshm, configuration où la perspective d'un accord-cadre américano-iranien que les opérateurs valorisaient encore lundi vole en éclats à la première heure de mercredi ; sur les marchés à terme, le baril de Brent rebondit pour la troisième séance consécutive autour de 97,30 dollars (+1,9 %), reconstitution accélérée d'une prime géopolitique que les vingt jours précédents avaient méthodiquement comprimée ; à Paris, l'OCDE publie ce matin l'édition de juin de ses Perspectives économiques et révise sa prévision de croissance mondiale 2026 à 2,8 % (contre 3,1 % en mars), abaissant celle de la France à 0,7 % et celle de la zone euro à 0,8 % ; à Francfort, S&P Global confirme un PMI composite zone euro effondré à 49,5 en mai porté par un secteur des services à 46,4 — plus forte contraction observée depuis le début de 2021 — tandis qu'aux États-Unis l'enquête ADP fait état d'une création de seulement 37 000 emplois dans le secteur privé en mai contre 110 000 attendus, marqueur factuel d'un ralentissement industriel américain que la résilience du Nasdaq dissimulait jusqu'ici ; à Francfort enfin, le conseil des gouverneurs de la BCE se réunit demain pour décider d'une hausse de 25 points de base que la dégradation conjoncturelle conjuguée à l'accélération inflationniste rend infiniment plus difficile à justifier. Séance pivot où l'illusion pacificatrice et l'illusion désinflationniste se dissipent simultanément.
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L³ · Édition #114 · Mardi 2 juin 2026
À Luxembourg, Eurostat a confirmé ce matin une accélération de l'inflation annuelle de la zone euro à 3,2 % en mai contre 3,0 % en avril — quatrième mois consécutif d'écart au-dessus de la cible des 2 % et configuration où la composante services bondit à 3,5 % (contre 3,0 % en avril), marqueur le plus instructif d'un enclenchement effectif des effets de second tour ; à Vienne, sept pays membres de l'OPEP+ — Arabie saoudite, Russie, Irak, Koweït, Algérie, Kazakhstan et Oman — ont décidé hier soir lors de leur réunion virtuelle une augmentation modeste de leur production de 188 000 barils par jour dès juin, séquence dont le caractère essentiellement symbolique souligne autant l'unité diplomatique préservée que l'inutilité pratique de la mesure dans une configuration où le détroit d'Ormuz demeure entravé ; à New York, Wall Street a aligné lundi une quatrième séance consécutive de records absolus — Dow Jones à 51 078,88 points (+0,09 %), Nasdaq Composite à 27 086,81 (+0,42 %) et S&P 500 à 7 599,96 (+0,26 %) —, séquence où Nvidia (+3,90 %), Microsoft (+2,63 %), Dell (+7,98 %) et HP (+6,43 %) ont tiré le marché à mesure que l'engouement persistant autour de l'intelligence artificielle éclipsait à nouveau l'enlisement diplomatique moyen-oriental ; sur les marchés à terme, le baril de Brent s'est tendu à 93,16 dollars sous l'effet du durcissement des exigences américaines envers Téhéran sur le stock d'uranium hautement enrichi ; à Paris, le CAC 40 a rebondi de 1,0 % à 8 228 points porté par les valeurs du luxe (LVMH +1,6 %, Hermès +1,5 %, Kering +1,4 %), tandis que les industrielles de défense s'effondraient (Airbus −3,6 %, Safran −2,8 %, Thales −4,0 %) sur la perspective d'une désescalade ; à Francfort enfin, les opérateurs ont verrouillé à plus de 90 % la probabilité d'une hausse de 25 points de base du taux de dépôt de la Banque centrale européenne jeudi 4 juin. La séquence inscrit la première séance de juin dans une configuration où l'arithmétique de l'inflation et celle des élections présidentielles s'apprêtent à entrer en collision frontale.
L³ · Édition #113 · Lundi 1er juin 2026
Au matin du premier juin, la France absorbe simultanément trois changements structurels d'inégale portée : revalorisation automatique du SMIC de 2,41 % portant le salaire minimum mensuel brut à 1 867,02 euros (1 477,93 euros nets), entrée en vigueur de la baisse de 4,8 % TTC du prix repère du gaz fixé désormais à 152,86 euros par mégawattheure, et publication par S&P Global d'un indice PMI manufacturier France effondré à 48,9 en mai — recul de près de quatre points sur le mois qui replonge l'industrie hexagonale en zone de contraction après cinq mois d'expansion ; à Pékin, l'indice Caixin manufacturier rebondit à 51,8 — au-dessus du consensus —, tandis que l'indice officiel stagne à 50,0, écart révélant l'élargissement de la fracture entre PME exportatrices privées et grands opérateurs publics chinois ; sur les marchés à terme, le Brent ouvre la semaine autour de 90 dollars le baril, en attente de la finalisation de l'accord-cadre américano-iranien et de la résolution du dernier point d'achoppement portant sur le stock d'uranium hautement enrichi de Téhéran ; à New York, Wall Street a refermé vendredi un mois de mai exceptionnel — S&P 500 à 7 580 points (+0,22 % sur la séance), neuvième semaine consécutive de gains et meilleure performance mensuelle du Nasdaq depuis trois ans (+8 %) —, séquence à laquelle Francfort tentera de répondre jeudi 4 juin lors du conseil des gouverneurs de la BCE, le relèvement de 25 points de base étant désormais quasiment acquis. Semaine décisive en perspective : Eurostat publie mardi le flash d'inflation zone euro pour mai, et la Banque centrale européenne statue jeudi.
L³ · Édition #112 · Dimanche 31 mai 2026
Au terme d'un mois de mai dont les marchés mondiaux se souviendront longtemps, l'heure est au bilan : Wall Street a aligné neuf semaines consécutives de hausse — séquence inédite depuis 2023 — refermant un Nasdaq à 27 001 points (+9,5 % sur le mois), un Dow Jones à 51 032 et un S&P 500 à 7 581 points, tandis que le Brent passait, en quinze séances seulement, de 119 à 91 dollars le baril, compression d'une prime géopolitique de 23 % à mesure que se précisait l'accord-cadre américano-iranien de soixante jours ; en France pourtant, l'INSEE a confirmé un chômage remonté à 8,1 % de la population active au premier trimestre — plus haut niveau observé depuis cinq ans et cinquième trimestre consécutif de hausse —, marqueur factuel d'un découplage croissant entre l'élan des marchés financiers internationaux et la trajectoire de l'économie réelle hexagonale ; à Francfort, les opérateurs cristallisent désormais autour d'une probabilité supérieure à 90 % d'une hausse de 25 points de base du taux de dépôt de la Banque centrale européenne lors de sa réunion des 4-5 juin, Christine Lagarde devant arbitrer entre une inflation totale de la zone euro à 3,0 % et une croissance révisée à 0,6 % par la Bundesbank pour l'Allemagne ; à Pékin enfin, l'entrée en vigueur le 1er mai du tarif douanier zéro pour 53 pays africains — première grande économie au monde à formaliser un tel dispositif unilatéral — marque l'amorce d'une recomposition silencieuse mais structurelle des routes commerciales mondiales, à mesure que la fragmentation des sanctions occidentales pousse la Chine à diversifier méthodiquement ses débouchés. Dimanche calme sur les places, mais semaine décisive en perspective : publication mercredi de l'inflation préliminaire de la zone euro pour mai, et tenue jeudi du conseil des gouverneurs de la BCE.
L³ · Édition #111 · Samedi 30 mai 2026
À New York, Wall Street a refermé vendredi un mois de mai hors norme — S&P 500 à 7 581 points (+0,2 %), Dow Jones franchissant le seuil des 51 000 points à 51 032 (+0,72 %) et Nasdaq Composite passant la barre des 27 000 (+2,5 % sur la semaine et +9,5 % sur le mois) —, séquence où l'engouement persistant pour l'intelligence artificielle, porté par les résultats trimestriels de Nvidia (bénéfice net de 58,3 milliards de dollars, en hausse de 211 % sur un an), a éclipsé l'inquiétude inflationniste ravivée par un PCE américain à 3,8 % sur un an en avril, plus haut niveau observé depuis trois ans ; à Washington, le premier rapport d'inflation publié sous la présidence de Kevin Warsh a verrouillé l'écartement de toute baisse de taux à court terme, les opérateurs assignant désormais une probabilité supérieure à 95 % au statu quo lors du FOMC de juin ; sur les marchés à terme, le Brent a clôturé vendredi sous 91 dollars le baril, en repli supplémentaire à mesure que se précisait un accord-cadre américano-iranien de soixante jours prévoyant la réouverture du détroit d'Ormuz et le déminage des eaux iraniennes ; à Paris, le CAC 40 a refermé la semaine à 8 183 points, en léger repli sur la séance (-0,07 %) mais en gain mensuel sensible, tandis que l'INSEE confirmait une inflation française à 2,2 % sur un an en avril, portée presque exclusivement par la composante énergétique (+14,2 %) ; à Bercy enfin, l'Unédic a révisé son scénario de chômage à 8,0 % de la population active fin 2026 et l'IFRAP a confirmé que le budget 2027 s'annonce « impossible à boucler » en l'absence de recettes exceptionnelles, configuration où l'arithmétique électorale et l'arithmétique budgétaire s'apprêtent à entrer en collision frontale.
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