Selon Boursorama, le CAC 40 a terminé mercredi à 7 886,96 points, soit une variation nulle (−0,18 point), après deux séances de hausse. Stellantis s'est envolé de 15,39 % à 4,28 euros ; d'après Boursorama, le constructeur affiche une perte nette trimestrielle de 453 millions d'euros mais maintient ses prévisions 2026 quand d'autres constructeurs abaissent les leurs. Danone gagne 2,62 % (croissance organique de 4 %) et Dassault Systèmes cède 4,50 %, son relèvement d'objectifs étant jugé insuffisant. Zonebourse précise que Stellantis a vu sa perte nette baisser de 90 % au troisième trimestre, avec un flux de trésorerie industriel positif attendu en 2027.
Voilà une séance où le marché a récompensé une entreprise perdant encore 453 millions d'euros, parce que la direction a montré qu'elle savait où elle allait. Ni subvention ni plan de sauvetage : c'est le cours de Bourse qui décerne le satisfecit, et qui le retire le lendemain si la promesse n'est pas tenue. Un luxe que l'État ne s'offre jamais.
Sources : Boursorama (28 octobre 2026), Zonebourse (28 octobre 2026). Le gain de Stellantis est celui de la clôture ; la séance de la mi-journée affichait un chiffre inférieur.
Selon Boursorama, la Réserve fédérale a laissé son taux directeur dans la fourchette de 3,75 % à 4,00 % par dix voix contre deux : les gouverneurs Lisa Cook et Beth Hammack souhaitaient une hausse d'un quart de point, la première dissidence de Mme Cook sur une décision monétaire. Le communiqué qualifie l'inflation de « toujours élevée » et l'économie de soutenue ; le président Kevin Warsh a affirmé que la politique n'avait joué aucun rôle dans la décision. D'après la même source, les marchés pricent encore deux hausses supplémentaires, avec environ 80 % de probabilité d'un relèvement lors de la réunion des 8 et 9 décembre.
Une banque centrale qui laisse l'inflation un point au-dessus de sa cible depuis plus de cinq ans, puis promet de décider « avec plus d'informations », ressemble à un médecin qui attend que la fièvre passe pour choisir le traitement. Les épargnants, eux, n'ont pas ce luxe : ils paient la facture en pouvoir d'achat en attendant le verdict de décembre.
Sources : Boursorama (28 octobre 2026). Les probabilités de hausse sont des anticipations de marché, non des décisions. Article de synthèse ; le communiqué de la Fed n'a pas été consulté directement.
D'après Boursorama, la BCE rend sa décision jeudi, avec un taux de dépôt attendu inchangé à 2,5 % après deux hausses cette année ; un analyste de Neuberger estime qu'elle n'a pas de raison urgente de resserrer davantage, l'inflation importée ne s'étant pas diffusée à l'inflation domestique. Selon Boursorama, David Zahn (Franklin Templeton) table sur un maintien en octobre puis une hausse de 0,25 point en décembre, à 2,75 %, et la Banque du Canada vient de relever son taux pour la première fois depuis juillet 2023. Zonebourse annonce la décision à 14 h 15, la Banque du Japon suivant vendredi.
On aura donc vu la BCE relever ses taux deux fois en 2026 pour combattre une inflation que les marchés ont jugée importée : voilà qui rappelle que la stabilité des prix n'est pas un dogme mais une promesse que seule une monnaie crédible peut tenir. Pour la France, qui emprunte à des taux d'une autre époque, chaque quart de point est un budget annexe.
Sources : Boursorama (28 octobre 2026), Zonebourse (28 octobre 2026). Prévisions d'analystes, non la décision de la BCE, connue après la rédaction de cette édition.
Selon Boursorama, le gaz naturel européen a dépassé 100 euros le mégawattheure pour la première fois depuis 2022, en raison des tensions liées à la guerre au Moyen-Orient et de stocks européens faibles. D'après Boursorama, le Brent s'établit autour de 114 dollars car le détroit d'Ormuz reste fermé. Zonebourse rapporte qu'un pétrolier a pris feu après avoir heurté des mines dans le détroit, selon les médias d'État iraniens, et que les Houthis ont revendiqué une attaque contre le ministère saoudien de la Défense à Riyad, deux missiles ayant été interceptés selon les autorités ; le conflit entre les États-Unis et l'Iran dure depuis huit mois.
Quatre ans après le choc de 2022, l'Europe redécouvre que la sécurité énergétique ne se décrète pas dans une directive : elle se construit avec des sources variées, du nucléaire, des réseaux et des contrats. Chaque mégawattheure à 100 euros est un impôt invisible sur l'industrie et sur les ménages, prélevé sans vote.
Sources : Boursorama (28 octobre 2026), Zonebourse (28 octobre 2026). Les niveaux du Brent varient selon le contrat et l'heure de cotation (111,10 dollars à la mi-journée, environ 114 dollars en clôture).
D'après le Motley Fool, Microsoft a publié un chiffre d'affaires de 92,3 milliards de dollars (+19 %), Azure progressant de 48 % à 33,17 milliards, pour un flux de trésorerie disponible de 18,63 milliards (−27 % sur un an). Alphabet affiche 127,6 milliards de chiffre d'affaires (+25 %), Google Cloud bondissant de 103 % à 30,7 milliards, mais des investissements de 51,4 milliards, un flux de trésorerie disponible négatif de 9,1 milliards et une dette à long terme passée de 46,5 milliards fin 2025 à 125,1 milliards. Après la clôture, l'action Microsoft progressait et celle d'Alphabet reculait.
Voilà le test que l'argent public ne passe jamais : quand on dépense 51 milliards en un trimestre, des investisseurs vous demandent où est la caisse. Alphabet croît à un rythme vertigineux, mais emprunte pour le faire, et le marché le fait payer. Cette discipline est le meilleur argument en faveur d'un capitalisme qui juge sur pièces.
Sources : The Motley Fool (28 octobre 2026), chiffres rapportés après publication des résultats. Les variations des cours en après-Bourse ne sont pas chiffrées par la source.
Dans une tribune du 27 octobre pour Contrepoints, Philbert Carbon soutient que le statut de la fonction publique, vieux d'environ quatre-vingts ans, est dépassé. Il défend la première des trois options de la revue stratégique 2035-2050 de la DGAFP, qui aligne ce statut sur le droit du travail commun, que la direction générale juge pourtant la moins réaliste, craignant pour la continuité du service public en éducation et en santé dans les zones rurales. L'auteur répond que des établissements privés s'installeraient là où les besoins existent, et qu'une baisse des effectifs permettrait de mieux rémunérer les agents.
L'argument est audacieux et l'article ne chiffre rien : on aimerait voir les effectifs, les salaires, les coûts. Mais la question mérite d'être posée à un pays qui emprunte à près de 5 %, et dont la Cour des comptes elle-même sait que la masse salariale publique est le premier poste de dépense : un statut d'avant-guerre peut-il gouverner une administration d'après-numérique ?
Sources : Contrepoints (Philbert Carbon, 27 octobre 2026), tribune d'opinion. L'article ne cite pas de chiffres sur les effectifs ou les coûts.