Dans un article du 16 octobre, Nicolas Lecaussin (IREF) rappelle que le litre d'essence coûte 2,16 euros, près de son record, et que les accises sont un montant fixe par litre : 59,40 centimes pour le gazole, 68,29 pour le SP95. Le ministre des Comptes publics assure que les recettes de l'État sur les carburants ont reculé de 357 millions d'euros depuis janvier ; l'auteur oppose une hausse de TVA de 798 millions à une baisse des accises de 1,181 milliard, liée selon lui à la chute des volumes (– 5 % sur huit mois, dont – 7,6 % pour le diesel). Il critique aussi la libération de stocks stratégiques prévue le 1er novembre, qui agit sur l'offre plutôt que sur la fiscalité.
Quand le prix monte, la TVA, proportionnelle, s'en réjouit en silence ; quand les volumes baissent, on compense en se plaignant de la baisse. Le seul levier que l'État maîtrise entièrement est celui qu'il se garde bien d'actionner : l'impôt lui-même.
Sources : Contrepoints (Nicolas Lecaussin), 16 octobre 2026. Article d'opinion d'un média libéral ; l'auteur relève lui-même une incohérence entre les chiffres de 357 et de 383 millions d'euros, et ses chiffres arrêtés au 30 septembre n'ont pas été recoupés avec Bercy.
Selon Yves Bourdillon (Contrepoints), le sommet de Bruxelles de jeudi et vendredi a opposé six pays « frugaux » (Allemagne, Pays-Bas, Danemark, Suède, Finlande, Autriche) à dix-sept « amis de la cohésion », dont la France, sur le cadre financier pluriannuel 2028-2034. La Commission propose 2 000 milliards d'euros ; les frugaux réclament des coupes de plusieurs centaines de milliards, la France et ses alliés une hausse. L'article signale aussi un accord provisoire franco-allemand sur l'automobile et l'idée d'un outil permettant de fermer le marché européen aux exportateurs chinois.
Que l'argent public européen se partage en deux camps, ceux qui le comptent et ceux qui le dépensent, ne surprendra pas ceux qui ont lu Bastiat. Les premiers défendent le contribuable, les seconds les bénéficiaires, et c'est toujours le contribuable qui, dans ces sommets, n'a pas de siège.
Sources : Contrepoints (Yves Bourdillon), 16 octobre 2026. Les montants exacts des coupes demandées ne figurent pas dans l'article ; le résultat final du sommet n'est pas connu.
D'après Julien Lamon (Contrepoints), qui s'appuie sur la DGFiP, le manque à gagner est estimé entre 5,5 et 6,3 milliards d'euros par an pour l'impôt sur les sociétés et entre 6 et 10 milliards pour la TVA, soit 11,5 à 16,3 milliards au total, dont environ un quart serait redressé chaque année. Le contrôle fiscal, tous impôts confondus, a détecté 17,1 milliards d'euros en 2025, dont 11,4 milliards encaissés. L'auteur juge peu crédibles les estimations de 80 à 100 milliards avancées par certaines organisations.
La fraude est un fait, et un libéral n'a aucune raison de la défendre : la tricherie est une atteinte à la propriété d'autrui. Mais ces milliards, rapportés à plus de 1 000 milliards de dépenses publiques, ne justifient ni l'inquisition fiscale ni l'alibi : la dette ne se résorbera pas par le seul zèle des contrôleurs.
Sources : Contrepoints (Julien Lamon), 16 octobre 2026, citant la DGFiP. Article d'un média libéral financé par l'IREF ; les chiffres sont ceux de l'auteur et de la DGFiP, non recoupés. Le total des dépenses publiques est un ordre de grandeur de la rédaction, non issu de l'article.
Selon Philippe Alezard (Contrepoints), l'Agence France Trésor a levé 12 milliards d'euros d'OAT le 15 octobre sur des échéances 2031-2033, à des rendements de 4,01 % à 4,41 %. Le 1er octobre, une émission de même montant sur 2036-2048 avait coûté de 4,93 % à 5,40 %. L'auteur estime qu'un refinancement à 6 % de 12 milliards empruntés à 4,1 % sur cinq ans alourdirait la charge de 228 millions d'euros par an.
Raccourcir la durée pour payer moins cher, c'est comme louer un appartement moins cher en promettant de déménager plus souvent : l'économie est réelle, le risque aussi. Un État qui emprunte court se met à la merci du jour où les prêteurs changeront d'humeur.
Sources : Contrepoints (Philippe Alezard), 15-16 octobre 2026. Le scénario de refinancement à 6 % est une hypothèse de l'auteur, non une prévision.
D'après Boursorama (AFP), les Bourses européennes ont terminé en hausse vendredi 16 octobre, Francfort gagnant 0,95 %, les investisseurs délaissant à Wall Street la technologie au profit de secteurs mieux représentés en Europe comme la défense ou l'automobile. Selon une dépêche AFP, Wall Street a clôturé dans le rouge, rattrapée par les craintes sur l'intelligence artificielle et la hausse du pétrole. Le bandeau de cotations de la page affichait un Brent à 109,64 dollars.
Les marchés ont ceci de salutaire qu'ils refusent de payer pour une promesse sans rendement : après avoir tout pardonné à l'IA, ils lui demandent des comptes. C'est exactement le contrôle que l'État s'épargne à lui-même.
Sources : Boursorama (AFP), 16 octobre 2026. La clôture du CAC 40 et celles des indices américains ne figuraient pas dans les pages consultées ; le niveau du Brent est tiré d'un bandeau de cotations dont l'heure n'est pas indiquée.
Selon Louis Zimmerman (Contrepoints), les Américains paient désormais l'aluminium 75 % plus cher que le reste du monde et l'acier 64 % plus cher, hausse que l'auteur attribue aux droits de douane voulus par Donald Trump.
Le protectionnisme a ceci de constant qu'il protège des producteurs en taxant tous les utilisateurs. Le constructeur, le brasseur, le charpentier paient pour que quelques aciéries respirent, et on appelle cela de la souveraineté. Bastiat, déjà, y voyait la pétition des fabricants de chandelles.
Sources : Contrepoints (Louis Zimmerman), octobre 2026 (date exacte non affichée sur la page d'accueil). Seul l'extrait a pu être consulté ; l'attribution de l'écart aux droits de douane est celle de l'auteur.