Le gouvernement prépare le débat sur le budget 2027 avec un rapport alarmant sur les finances publiques : sans correction, le déficit atteindrait 5,9 % du PIB en 2027 et continuerait de se dégrader jusqu'en 2030, obligeant à trouver 124 milliards d'euros d'ici la fin de la décennie. Le précédent plan d'économies — 43,8 milliards affichés, dont 14 milliards de hausses d'impôts, rappelait l'IFRAP — illustre la méthode française : on appelle « économie » ce qui est en réalité un prélèvement. Bastiat aurait reconnu là son État, « cette grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde ».
Sources : Parlons Politique, Fondation IFRAP
Depuis le 1er août, trois mécanismes réglementaires évoluent simultanément : les tarifs réglementés de vente (+2,5 % TTC en moyenne, proposition de la CRE validée par le gouvernement), le tarif d'acheminement TURPE (+3,04 %) et la fiscalité de l'électricité. Le tarif réglementé progresse d'environ 1 % sous l'effet du seul TURPE. Notez la mécanique : aucun marché n'a décidé de ces hausses — une commission a proposé, un ministère a validé, le consommateur paiera. Quand le prix est un acte administratif, la « transition énergétique » devient une taxe qui n'ose pas dire son nom.
Sources : Collectif Énergie, Selectra
L'économie américaine a détruit 23 000 emplois en juillet, contre 80 000 créations attendues — première baisse mensuelle depuis des années. Les salaires ralentissent (+3,2 % sur un an) et le taux de participation glisse à 61,4 % : près de 1,4 million d'Américains ont quitté la population active depuis janvier. Réaction des marchés ? Le S&P 500 inscrit un record historique, pariant sur une Fed contrainte d'assouplir. Un taux de chômage qui « s'améliore » parce que les travailleurs disparaissent des statistiques n'est pas une bonne nouvelle : c'est un mirage statistique, et les marchés le savent — ils n'achètent pas l'économie, ils achètent la planche à billets.
Source : The Rio Times
L'administration Trump a annoncé une nouvelle salve de droits de douane : 50 % sur certains produits canadiens, 25 % sur le Brésil, et 10 à 12 % sur une soixantaine d'autres partenaires commerciaux. Les investisseurs guettent déjà les flux de capitaux vers les marchés émergents à mesure que grandissent les paris sur une baisse des taux américains. Rappelons l'évidence que deux siècles d'économie politique n'ont pas réussi à graver dans le marbre de Washington : un tarif douanier est un impôt payé par le consommateur national, déguisé en punition de l'étranger. Le protectionnisme est la seule politique où l'on se tire dans le pied en visant le voisin.
Source : The Rio Times
L'once d'or s'échangeait vendredi autour de 4 350 dollars, en route vers ses records après un pic historique à 5 542 dollars fin janvier. Le mauvais rapport d'emploi américain a renforcé les paris sur des taux plus bas, ce qui dope les actifs sans rendement, tandis que les banques centrales — et les investisseurs institutionnels chinois — continuent d'accumuler le métal. Quand les instituts d'émission eux-mêmes se réfugient dans l'or, c'est que la confiance dans les monnaies qu'ils impriment n'est plus ce qu'elle était. L'or ne rapporte rien, disent les économistes officiels ; il ne ment pas non plus, répond le marché.
Sources : Fortune, Golden Ark Reserve
La Chine a démarré 2026 avec des exportations très au-dessus des prévisions, en route pour dépasser son excédent commercial record de 1 200 milliards de dollars, dopée par l'électronique. Mais derrière la vitrine, la déflation entame son dixième trimestre consécutif et le chômage des jeunes atteint 16,9 %. Les industriels chinois écoulent leurs surplus en cassant les prix à l'export, exportant leur déflation vers l'Europe et l'Asie du Sud-Est. Pékin espère que les ménages libéreront leurs 22 000 milliards de dollars d'épargne — mais l'épargne ne se décrète pas plus que la confiance : elle se mérite, par des droits de propriété sûrs et un État prévisible.
Sources : Reuters via Investing.com, The Tribune Asia