« Là où il n'y a pas de liberté économique, il n'y a pas de liberté politique. » – Milton Friedman
Édition #161 · Mercredi 6 août 2026
Mercredi des records : le CAC 40 pulvérise ses sommets à 8 693 points porté par la diplomatie moyen-orientale, Société Générale caracole avec 1,79 milliard de bénéfices trimestriels, tandis que la France du travail et de l'inflation reste étrangère à l'euphorie des salles de marché.

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Le CAC 40 s'offre un nouveau record à 8 693 points

Paris a vibré aux accords de chambre au lieu de vibrer aux discours de campagne. Le CAC 40 a franchit 8 693 points en séance, un nouveau record absolu, avant de clôturer l'équilibre à 8 669 points. Les investisseurs français surfent sur les espoirs diplomatiques au Moyen-Orient : des pourparlers entre Washington et Téhéran sur la réouverture du détroit d'Ormuz enflamment les secteurs cycliques — banques, automobile, luxe, industrie — tandis que le Brent basculait sous les 80 dollars. Depuis le 1er juillet, le marché parisien enchaîne quatre mois de baisse du pétrole et gagne 1,6 % sur la semaine.

Commentaire éditorial : Le marché applaudit ce qu'il devrait craindre. Le pétrole bon marché, c'est le triomphe du commerce sur la géopolitique — exactement ce que défendaient les libéraux : l'échange pacifique remplace la guerre. Montesquieu n'aurait eu besoin que de quarante-huit heures pour prouver son théorème.

Source : Moneyvox

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Société Générale pulvérise les attentes avec 1,79 milliard d'euros de bénéfices

Le roi des banques françaises a mis ses comptes sur la table mardi matin : 1,79 milliard d'euros de résultat net au deuxième trimestre, en hausse de 23 %, tandis que son produit net bancaire enflait de 4,5 %. Le plan d'économies fait son œuvre : la direction a relevé ses cibles de réductions de coûts à 4 % (au lieu de 3 %) et sa rentabilité (ROTE) à 11 %. Cerise sur le gâteau, un rachat d'actions exceptionnelle de 1,5 milliard d'euros a été annoncé, avec dividende intérimaire augmenté de 23 %.

Commentaire éditorial : Quand une banque française fait du profit, elle paie. Rachat d'actions, dividendes accrus : Société Générale rend aux actionnaires ce qu'elle a gagné à la sueur de son management. C'est vulgaire, efficace, et parfaitement libéral — le capital qui travaille se récompense lui-même, sans attendre l'approbation de Bercy.

Source : GlobeNewswire

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L'électrique s'empare de 35 % du marché automobile français

Un tiers des véhicules neufs immatriculés en France en juillet roulaient sur batterie. Avec 44 378 immatriculations, les électriques ont bondi de 127 % grâce au lancement du leasing social le 16 juillet. Sur les huit mois de l'année, elles captent 29 % du marché, tandis que les hybrides défendent encore 48 %. Le ministre des Transports arbore un sourire béat : le subventionnement public commence à produire ses premiers fruits.

Commentaire éditorial : Que les électriques progressent, c'est un fait. Que le leasing social les ait fait progresser d'un quart en deux semaines, c'est un aveu. Si la technologie était mature et compétitive, elle n'aurait pas besoin d'oxygène fiscal. L'argent public n'invente pas les marchés ; il crée des clients qui disparaissent sitôt qu'on le coupe.

Source : Julliette

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Iran et États-Unis reprennent les pourparlers sur le détroit d'Ormuz

À peine deux semaines après l'effondrement d'un accord préalable signé en juillet, les diplomates ont repris la chambre mercredi 6 août. Washington et Téhéran négocient la réouverture du détroit d'Ormuz, enjeu qui fait trembler les marchés pétroliers depuis mai. Le Brent, qui avait frôlé les trois chiffres en juillet, s'est écrasé à 80 dollars grâce aux espoirs d'une de-escalade. Les 48 heures qui suivent seront décisives pour savoir si la paix diplomatique tiendra ou si les tankers resteront prisonniers du Golfe.

Commentaire éditorial : Le marché pétrolier nous enseigne une vérité que les géopolitologues oublient souvent : quand les prix flambent, tout le monde a soudain envie de discuter. Les intérêts convergent où les idéologies divergent. Quelques dollars de moins par baril, et les diplomates redécouvrent le sens de la négociation.

Source : Saimondy

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L'inflation française refuse de lâcher : 2,1 % en juillet

Tandis que les banques centrales dorment sur leurs taux, l'inflation française a bondi à 2,1 % en juillet selon l'INSEE, contre 1,8 % en juin. L'indice harmonisé européen, lui, a grimpé à 2,4 % après 2 % le mois précédent. Le culprit ? Les énergies, qui refusent encore de chuter malgré le Brent en repli. Les définiteurs de prix français découvrent lentement ce que Milton Friedman savait déjà : l'inflation, c'est toujours et partout un phénomène monétaire.

Commentaire éditorial : La Banque centrale européenne a relevé ses taux de 0,25 point en juin. Depuis, l'inflation ricoche. Bravo. Augmenter les taux quand les banques gardent les niveaux de base trop bas, c'est apporter un sparadrap à un patient qui saigne en artère.

Source : INSEE

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Le chômage français franchit 8 % : la machine à perdre des emplois s'accélère

En mai 2026, le chômage a dépassé 8 % pour la première fois depuis 2021, avec 2,6 millions de sans-emploi selon les normes du BIT. Cinq trimestres consécutifs de hausse : l'économie française refuse d'absorber les demandeurs d'emploi. Pendant ce temps, les syndicats réclament des embauches de fonctionnaires et les préfets organisent les mises à la retraite massives. C'est le cercle vicieux dont la France ne peut se sortir qu'en acceptant une liberté du marché du travail qui la terrifie.

Commentaire éditorial : Huit pour cent de chômage, ce n'est pas une conjoncture, c'est une structure. Pendant des décennies, la France s'est construit un droit du travail tel qu'embaucher un salarié à un coût certain et le licencier à un coût aléatoire. Résultat : quand la croissance ralentit, les entreprises figent les recrutements. Pas de liberté d'embaucher, pas d'emploi à offrir. C'est aussi simple que ça.

Source : La Finance pour tous


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Le CAC 40 franchit ce nouveau record historique en séance mercredi, sur fond de diplomatie moyen-orientale. Les marchés récompensent chaque dollar de moins au baril.
« Les tarifs douaniers sont un vain expédient pour enrichir quelques industries au dépens du reste de la nation. »
– Frédéric Bastiat, Sophismes économiques, 1846
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