« Là où il n'y a pas de liberté économique, il n'y a pas de liberté politique. » – Milton Friedman
Fin de semaine en beauté. Le CAC 40 termine à 8 260 points (+0,17 % vendredi), signant une semaine de +3,7 % portée par l'espoir géopolitique et le soulagement pétrolier de mercredi. Le luxe souffre toujours (LVMH, Hermès, Kering reculent), victime de la hausse du coût de la dette. En revanche, les valeurs industrielles et bancaires restent bien orientées. Le marché veut croire à la paix — quitte à fermer les yeux sur les frappes au Liban.
(MoneyVox, Bourse Direct, Boursorama)
Le Pakistan accueille les délégations. Les pourparlers d'Islamabad s'ouvrent ce vendredi avec l'objectif de transformer la trêve de deux semaines en accord durable. Trump prévient sur Truth Social que « l'Iran a une dernière chance ». Traduction : le cessez-le-feu est un ultimatum déguisé. Les analystes de Morgan Stanley qualifient l'accord de « smoke and mirrors ». Les marchés pétroliers retiennent leur souffle, le Brent oscillant autour de 90 dollars.
(CNN, Morgan Stanley, CNBC)
Les chiffres confirment le malaise. L'OFCE prévoit 0,8 % de croissance en 2026 et 1 % en 2027, bien en dessous de la moyenne de la zone euro. Le chômage remonterait à 8,2 % en 2026. Le déficit public s'établirait à -4,8 % du PIB. Pendant ce temps, l'Allemagne investit massivement dans son industrie et les États-Unis affichent un taux de chômage à 3,9 %. Le décrochage français n'est pas une fatalité — c'est le résultat prévisible de 40 ans de fiscalité confiscatoire et de rigidités structurelles.
(Journal de l'Économie, OFCE, Direction du Trésor)
Le géant de la restauration collective a publié des résultats décevants. Le titre Sodexo plonge, sanctionné par des marges sous pression et une croissance organique en berne. La hausse des coûts alimentaires et énergétiques grignote la rentabilité. C'est tout le paradoxe des entreprises de services : coincées entre des clients qui veulent des prix bas et des coûts d'exploitation qui explosent. Le libre marché n'est pas le problème — c'est l'inflation importée par les politiques monétaires accommodantes d'hier.
(MoneyVox, Boursorama)
Enfin une bonne nouvelle pour les automobilistes. Les prix des carburants amorcent une baisse ce vendredi, dans le sillage de la chute du Brent de mercredi (-15 %). Le gazole recule légèrement, tout comme le SP95. Mais ne crions pas victoire : les prix restent 20 à 25 % au-dessus de leur niveau de février, et la moindre escalade à Ormuz peut inverser la tendance en 24 heures.
(Roole, prix-carburants.gouv.fr)
La Réserve fédérale temporise. Les anticipations de baisse des taux de la Fed sont repoussées, la résurgence de l'inflation énergétique compliquant le calendrier de Jerome Powell. Les marchés obligataires se tendent, pénalisant les valeurs de croissance et l'immobilier. Ironie de l'histoire : c'est la politique étrangère américaine (via les tensions iraniennes) qui empêche la politique monétaire américaine de s'assouplir. Quand l'État crée les problèmes que l'État prétend résoudre.
(Neofa, Café du Trading)