« Là où il n'y a pas de liberté économique, il n'y a pas de liberté politique. » – Milton Friedman
L'Europe retient son souffle. Les Hongrois votent dimanche pour renouveler les 199 sièges de l'Assemblée nationale. Pour la première fois depuis 2010, Viktor Orbán pourrait perdre le pouvoir. Les sondages indépendants donnent Péter Magyar (TISZA) 10 points devant le Fidesz — mais les sondeurs pro-gouvernement affirment l'inverse. Quel que soit le résultat, l'événement est historique : un pays qui avait semblé verrouillé par le populisme autoritaire se réveille. La démocratie libérale a la peau plus dure qu'on ne le croit.
(RTS, Le Grand Continent, Franceinfo)
La France veut peser. Emmanuel Macron a déclaré que la France était prête à contribuer à la sécurité du transport maritime dans le détroit d'Ormuz, après un entretien avec le président iranien Pezeshkian. Une posture volontariste qui rappelle que la France dispose de la seule base militaire permanente du Golfe (Abu Dhabi). Mais la vraie question reste : peut-on sécuriser un détroit quand les deux belligérants principaux n'arrivent même pas à respecter un cessez-le-feu de 48 heures ?
(Pravda France, Élysée)
Le bilan trimestriel est sombre. La Banque mondiale revoit à la baisse ses prévisions pour pratiquement toutes les régions. Le Moyen-Orient souffre le plus : la croissance MENA passe de 4 % en 2025 à 1,8 % en 2026, plombée par les disruptions énergétiques. L'Afrique subsaharienne est freinée par le service de la dette. Seule l'Asie-Pacifique résiste. Le monde paie le prix de deux chocs simultanés : la guerre commerciale trumpienne et la guerre tout court au Moyen-Orient.
(Banque mondiale)
Pas de miracle immobilier ce printemps. Les marchés régionaux affichent une dynamique modérée : les appartements profitent d'une hausse sensible dans les grandes métropoles, les maisons reculent dans certaines zones, les loyers stagnent. La hausse des taux d'intérêt continue de freiner l'accès à la propriété. Rappelons que le premier obstacle à l'immobilier en France reste les droits de mutation (« frais de notaire ») de 7 à 8 % — une taxe qui pénalise la mobilité et fige le marché.
(Neofa)
L'assureur-crédit ne mâche pas ses mots. Le Risk Review 2026 de Coface qualifie l'année de « moment de vérité » : les risques géopolitiques, la fragmentation commerciale et le surendettement public convergent. Les faillites d'entreprises augmentent dans la plupart des économies avancées. L'ère de l'argent gratuit est bel et bien terminée — et la facture arrive.
(Coface)
Que retenir de cette semaine ? Un cessez-le-feu qui a fait plonger le pétrole de 15 % et bondir les bourses de 4 %, puis une réalité qui reprend ses droits : le Liban bombardé, Ormuz toujours instable, une croissance française anémique à 0,8 %, des carburants qui commencent à peine à baisser. La semaine prochaine sera décisive avec les chiffres d'inflation (CPI), le FOMC et le début de la saison des résultats du T1. Attachez vos ceintures.
(France Épargne, Café du Trading)