Selon Boursorama, le Brent a clôturé vendredi à 116,72 dollars le baril (+3,14 %), son plus haut niveau depuis le 29 avril, et le WTI à 103,27 dollars (+3,8 %). Sur la semaine, le Brent gagne environ 6 %. Les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, ont mené une série d'attaques en Arabie saoudite, dont certaines contre des infrastructures énergétiques, et les autorités des Émirats arabes unis ont signalé une marée noire provenant d'un pétrolier au large d'Umm Al Quwain. Lundi, d'après Zonebourse (Reuters), les cours reculent d'environ un dollar dans les premiers échanges, le Brent autour de 115 dollars.
Un baril qui dépasse 116 dollars, c'est d'abord une taxe invisible sur chaque ménage et chaque entreprise, perçue par des producteurs que personne n'a élus et que personne ne peut renvoyer. C'est aussi, pour la France, un rappel : l'indépendance énergétique ne se décrète pas dans un discours, elle se construit en laissant produire, investir et construire, plutôt qu'en multipliant les taxes sur le litre qu'on ne peut, lui, éviter de consommer.
Sources : Boursorama (23 octobre 2026), Zonebourse / Reuters (26 octobre 2026). Les cours du lundi sont ceux des premiers échanges, susceptibles d'évoluer dans la journée.
D'après le JDD, la journée de mobilisation du 24 octobre contre la vie chère a réuni 410 000 personnes en France selon le ministère de l'Intérieur (289 actions recensées, contre 430 le 17 octobre, où 550 000 personnes avaient défilé), et 800 000 selon la CGT, autant que le 17. À Paris, 250 000 manifestants selon la CGT et 110 000 selon les autorités. Près de 1 000 interpellations ont été recensées en fin d'après-midi, dont 142 interpellations et 120 gardes à vue à Paris, avec des pillages et du vandalisme contre des commerces dans plusieurs villes. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a estimé que « les cortèges se sont bien passés » et que le chiffre des interpellations augmenterait de manière significative.
Un écart de presque un à deux entre le décompte officiel et celui du syndicat dit assez l'état du débat public : tout le monde manifeste contre la cherté de la vie, personne ne veut regarder ce qui la rend chère, à commencer par un prélèvement qui dépasse 57 % du PIB. Quant aux commerçants dont la vitrine a trinqué, ils auront appris que la vie chère a aussi un prix de reconstruction.
Source : Le JDD (24 octobre 2026), qui rapporte les bilans des autorités et de la CGT. Les chiffres de participation et d'interpellations sont provisoires et contestés.
Dans une analyse publiée le 1er octobre par Contrepoints, Nicolas Lecaussin (IREF) relit le tableau de programmation du projet de loi de finances 2027. Les 54 milliards d'« effort » annoncés seraient un écart par rapport à une trajectoire tendancielle, non une baisse : la dépense publique passerait de 1 742 à 1 784 milliards d'euros, soit environ 42 milliards de plus, et ne baisse en proportion du PIB (de 57,1 % à 56,9 %) que parce que le PIB augmente. La charge de la dette de l'État passerait de 59,3 à 72,9 milliards d'euros. L'État prévoit 8 025 recrutements en équivalent temps plein pour 1 209 suppressions chez ses opérateurs, soit une hausse nette de 6 816, et la dette publique atteindrait 121,7 % du PIB en 2027.
Appeler « économie » un ralentissement de la hausse, c'est la comptabilité d'un ménage qui dirait avoir épargné parce qu'il a dépensé moins qu'il ne comptait dépenser. Frédéric Bastiat l'avait compris avant tout le monde : l'État qui s'étend se finance toujours sur le dos de quelqu'un, et la facture ne disparaît pas parce que le ministre a changé le dénominateur.
Source : Contrepoints / IREF (1er octobre 2026), d'après le tableau de programmation du PLF 2027 tel que rapporté par l'auteur. Analyse d'opinion ; les chiffres n'ont pas été vérifiés dans le document budgétaire.
Selon Zonebourse, l'indicateur du climat des affaires de l'Insee a gagné un point en octobre pour s'établir à 97, alors que le climat de l'emploi a perdu trois points, principalement en raison des effectifs attendus dans les services. L'industrie rebondit nettement, les services progressent légèrement, tandis que le commerce de détail continue de se dégrader et que la construction recule. De son côté, selon NordFX, l'indice PMI composite flash de la zone euro est ressorti à 51,9 contre 53,1 précédemment, sous le consensus de 52,7.
Les chefs d'entreprise remontent d'un point, mais ils recrutent moins : voilà qui ressemble moins à un rebond qu'à un souffle retenu. Entre un budget qui promet des prélèvements, des taux à 5 % et un baril à 116 dollars, on comprend que l'on y regarde à deux fois avant d'embaucher, et c'est le salarié de demain qui en fait les frais.
Sources : Zonebourse / Insee (22 octobre 2026), NordFX (semaine du 26 au 30 octobre 2026). Le PMI et les niveaux de la semaine sont ceux publiés par NordFX avant l'ouverture des marchés.
D'après Renseignement Économique, le Dow Jones a reculé vendredi de 1,23 %, le S&P 500 de 0,52 % et le Nasdaq de 0,21 %, avec un rendement à 10 ans américain proche de 5 % et des investisseurs qui s'interrogent sur le financement des investissements massifs dans l'intelligence artificielle. Selon NordFX, l'once d'or a perdu 4,2 % sur la semaine à environ 4 010 dollars (plus bas de trois mois à 3 975 dollars vendredi) et le bitcoin, à 80 797 dollars, est passé sous sa moyenne mobile à 50 jours pour la première fois depuis 66 jours. La même source note que la probabilité d'une hausse de taux de la Fed mercredi est tombée à environ 7-8 %, contre près de 52 % une semaine plus tôt.
Quand l'argent cesse d'être gratuit, tous les actifs dont la valeur reposait sur son abondance révisent leurs prétentions : les valeurs technologiques, les métaux, les cryptomonnaies. Ludwig von Mises aurait souri : le crédit facile ne crée pas de richesse, il la déplace, et il envoie la note quand il se retire.
Sources : Renseignement Économique (24 octobre 2026, article rédigé avec l'aide d'une IA à partir de dépêches), NordFX (semaine du 26 au 30 octobre 2026). Les niveaux sont des clôtures de vendredi et des anticipations d'analyste, non des cours du jour.
Dans une tribune du 30 septembre, Pascal Dray (Contrepoints) soutient que l'hypothèse d'une hausse de la TVA pour stabiliser la dette ne fait que déplacer la charge. Il cite une dette publique de 3 536 milliards d'euros au premier trimestre 2026 (117,5 % du PIB), une charge d'intérêts d'environ 65 milliards en 2026 et, sans mesure nouvelle, une dette qui pourrait atteindre 159 % du PIB en 2035 selon des simulations indépendantes. Il en conclut que la seule réponse crédible est de réduire le périmètre de l'État. Les chiffres de dette varient selon les sources et les dates : le site dettedelafrance.fr, par exemple, cite l'Insee à 3 595,5 milliards d'euros fin juin 2026 (119,0 % du PIB).
Entre l'impôt qui se voit et la dette qui se cache, le politique choisit toujours celui qui se voit le moins. Mais la dette n'est qu'un impôt différé, avec intérêts, et le marché obligataire, lui, n'a pas d'élections à gagner : il fait payer le report au prix que l'on connaît, un taux à dix ans qui a franchi 5 % la semaine dernière.
Sources : Contrepoints (30 septembre 2026), dettedelafrance.fr (mis à jour le 25 octobre 2026, page rédigée avec l'aide d'un modèle de langage). Tribune d'opinion ; chiffres rapportés par l'auteur, non vérifiés directement auprès de l'Insee.