« Là où il n'y a pas de liberté économique, il n'y a pas de liberté politique. » – Milton Friedman
Édition #185 · Dimanche 6 septembre 2026
Dimanche des absents : l'Assemblée nationale ne siégera pas en septembre, troisième fois seulement depuis 2005, dans un pays dont la dette dépasse 3 600 milliards et dont le budget arrive le 30 ; pendant que l'OPEP+ se réunit aujourd'hui avec un Brent à 96 dollars, en hausse de 9 % sur la semaine parce que six navires ont franchi Ormuz mercredi au lieu de treize, que Berlin ouvre mardi le débat sur un budget qui emprunte 119 milliards et verra sa charge d'intérêts passer de 30 à 81 milliards d'ici 2030, que 4 731 communes ont relevé leur taux de taxe foncière au moment où les avis arrivent, que l'État trouve 1,2 milliard pour l'agriculture en « économies nouvelles » dont le détail reste à venir, et que Broadcom triple ses ventes de puces d'intelligence artificielle sans convaincre une Bourse qui a commencé à compter.

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OPEP+ : sept pays se réunissent ce dimanche, mais le prix se fait dans le détroit d'Ormuz

Le Brent a terminé la semaine vendredi à 96,28 dollars le baril, en hausse de 0,8 % sur la séance et de près de 9 % sur cinq jours, sa meilleure semaine depuis juillet ; il gagne 21 % en un mois et 47 % sur un an, contre 67,30 dollars il y a douze mois. Les frappes entre Washington et Téhéran ont repris cette semaine après un mois d'accalmie, le ministre israélien de la Défense a menacé de frapper les infrastructures énergétiques iraniennes, et le vice-président américain a exclu toute négociation tant que l'Iran attaquera les navires marchands dans le détroit d'Ormuz. Six navires l'ont franchi mercredi, contre onze la veille et une moyenne de treize sur dix jours. L'Union européenne a rejoint formellement le régime de sanctions américain. Le diesel américain est à son plus haut depuis la mi-2022 et les stocks européens de distillats restent nettement sous les normes saisonnières. Dans ce contexte, les sept pays du noyau de l'OPEP+ (Arabie saoudite, Russie, Irak, Koweït, Kazakhstan, Algérie, Oman) se réunissent aujourd'hui pour fixer les quotas d'octobre. Selon des sources citées par Reuters et reprises par la presse spécialisée, ils devraient laisser leur politique inchangée : la hausse de 188 000 barils par jour accordée pour septembre a achevé le retour sur le marché des 1,65 million de barils de coupes volontaires décidées en avril 2023, après six mois consécutifs d'augmentation.

Un cartel qui se réunit un dimanche pour décider de ne rien changer dit beaucoup sur l'état de son pouvoir. Depuis le printemps, il a remis sur le marché tout ce qu'il avait retiré, et le baril a pris 21 % en un mois : l'offre décidée à Vienne compte moins que le nombre de coques qui acceptent de franchir un détroit. Le prix fait son travail, celui d'informer. À 96 dollars, chaque raffineur, chaque armateur, chaque automobiliste reçoit la même nouvelle sur la rareté, et chacun ajuste ce qu'il peut ajuster ; c'est le seul mécanisme qui fonctionne encore quand la diplomatie ne fonctionne plus. Les gouvernements qui s'emploient à étouffer ce signal, en France par une aide au gazole agricole reconduite jusqu'en octobre, achètent un peu de silence social au prix de l'ajustement qu'ils retardent. Le cartel, lui, a appris la modestie, et se contente désormais de regarder un prix qu'il ne fixe plus.

Sources : Trading Economics, 4 septembre 2026 ; Fortune, 4 septembre 2026 ; Xinhua, 2 août 2026 ; ObservAlgérie d'après Reuters, 5 septembre 2026.

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Sécheresse : 1,2 milliard pour l'agriculture, et des économies « nouvelles » à trouver ensuite

Annie Genevard a présenté vendredi le plan CASI (climat, adaptation, sécheresse, incendies), « plus d'un milliard d'euros » pris sur « le budget de la nation » : 520 millions d'indemnisation de solidarité nationale pour les pertes de récolte, avec des acomptes portés de 70 à 80 % ; environ 330 millions de dégrèvements de taxe foncière sur le non-bâti pour les exploitations les plus touchées ; un « fonds de réarmement agricole » de 235 millions confié aux préfets, « un fonds d'aide par département » selon la ministre ; 105 millions d'aide au gazole non routier pour septembre et octobre ; 20 millions de prise en charge de cotisations MSA. S'y ajoutent des mesures sans coût budgétaire direct : guichet engrais prolongé au 31 décembre, avances PAC relevées de 70 à 75 %, contrôles sur pièces plutôt que dans les fermes, dérogations aux obligations de couverture des sols, et une « moyenne olympique » d'assurance calculée sur huit ans au lieu de cinq, obtenue à Bruxelles. Le financement passera par des « économies nouvelles » dans le budget 2026, gels et annulations de crédits arbitrés jeudi à Matignon, alors que le déficit est déjà mis à l'épreuve, selon les services du Premier ministre, par le choc énergétique lié à la guerre en Iran. Bercy chiffre le coût des canicules et de la sécheresse à 0,1 point de PIB en 2026 ; 75 départements restaient en situation de crise le 3 septembre. Le jour même, la FNSEA a jugé que « le compte n'y est pas », les Jeunes agriculteurs ont dénoncé un plan « largement incomplet », la Confédération paysanne un plan « scandaleux » laissant quatre fermes sur cinq de côté. Un second plan « de rebond », « massif », est promis dans les prochaines semaines.

L'ordre des opérations mérite qu'on s'y arrête : la dépense est annoncée le vendredi, les économies qui la financent seront identifiées plus tard, et personne ne sait encore sur quelle ligne. Un banquier dirait d'un ménage qui procède ainsi qu'il tient une file d'attente plutôt qu'un budget. Le deuxième trait est le cliquet : un milliard, annoncé le matin, est jugé insuffisant par les trois syndicats avant le soir, et le ministère promet déjà un second plan, ce qui fait de chaque aide le plancher de la revendication suivante. Le troisième est le plus instructif. La partie la plus utile du plan ne coûte rien : moins de contrôles dans les fermes, des dérogations à des règles de couverture des sols que le climat rend absurdes, une période de référence assurantielle allongée. L'État répare ici ce que l'État avait imposé, et il le présente comme un secours. Quant au dégrèvement de taxe foncière, il rappelle que la première aide qu'un pouvoir puisse consentir consiste à prélever moins. Il ne s'en souvient qu'en cas de calamité.

Sources : Réussir, 4 septembre 2026 ; LCP, 4 septembre 2026 ; CNews, 3 septembre 2026 ; ministère de l'Agriculture, plan CASI.

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Taxe foncière : 4 731 communes ont relevé leur taux, les grandes villes ont attendu les élections

Les avis de taxe foncière 2026 sont en ligne depuis le 27 août pour les propriétaires non mensualisés et le seront le 19 septembre pour les autres, à régler au plus tard le 20 octobre. La revalorisation nationale des bases, indexée sur l'inflation de l'automne précédent, est limitée à 0,8 %, la plus faible de la décennie. Le reste dépend des collectivités. Selon l'analyse publiée en août par la Direction générale des collectivités locales, reprise par MySweetImmo, 4 731 communes, soit 13,6 % des 34 841 étudiées, ont relevé leur taux de taxe foncière sur le bâti ; 29 893 l'ont reconduit et 217 l'ont baissé. Quatre-vingt-quinze intercommunalités, 7,6 % du total, ont fait de même. Les hausses se concentrent dans les petites communes : 14,3 % des habitants des communes de moins de 500 habitants sont concernés, 14,8 % de ceux des communes de 500 à 3 500 habitants, contre 4,7 % dans les villes de 10 000 à 50 000. Dans les grandes villes, le cabinet FSL ne recense que onze hausses sur 198 communes de plus de 40 000 habitants : Mamoudzou (+95 % sur le taux communal), Aulnay-sous-Bois (+29,9 %), Montrouge (+25 %), Fréjus (+22,4 %), Ajaccio (+19 %), Clamart (+16,9 %), Drancy (+14,1 %), Bastia et Baie-Mahault (+13,7 %), Les Abymes (+9,3 %), Courbevoie (+2,5 %). Nice baisse le sien de 13,2 %, après l'avoir relevé de 19 % en 2024. Les municipales de mars 2026 expliquent la retenue des grandes villes.

Depuis la disparition de la taxe d'habitation sur les résidences principales, la taxe foncière est le dernier impôt dont un maire fixe lui-même le taux, et son assiette a une propriété que tout percepteur apprécie : elle ne déménage pas. Le propriétaire paie, et il vote ; le locataire vote, et il ne paie pas, du moins pas directement. Les chiffres de la DGCL montrent ce que produit cette asymétrie combinée au calendrier électoral. Les grandes villes, où la fiscalité locale a été un sujet de campagne, ont gelé leurs taux l'année du scrutin, et l'on observera avec intérêt ce qu'elles feront en 2027 ; les petites communes, où personne ne fait campagne sur la taxe foncière, ont relevé les leurs. Un impôt dont le taux suit le cycle électoral plutôt que le coût des services rendus a cessé d'être le prix de ces services. Nice, qui reprend en 2026 ce qu'elle avait ajouté en 2024, en offre la démonstration la plus franche.

Sources : Direction générale des collectivités locales, analyse des taux de fiscalité directe locale votés en 2026 (août 2026) ; MySweetImmo, 1er septembre 2026 ; cabinet FSL ; JeChange.

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Berlin emprunte 119 milliards et verra sa charge d'intérêts doubler : le budget allemand entre au Bundestag mardi

Lars Klingbeil présentera mardi au Bundestag le projet de budget fédéral 2027, avant quatre jours de première lecture et un débat général mercredi. Les dépenses atteignent 555,4 milliards d'euros, contre 524,5 milliards en 2026, pour 394,7 milliards de recettes fiscales. L'investissement recule, de 58,3 à 56,3 milliards. L'emprunt net du budget central monte de 20,7 milliards, à 118,7 milliards : 33,4 milliards au titre du frein à l'endettement, plafond intégralement utilisé, et 85,4 milliards au titre de l'exception constitutionnelle votée en 2025 pour la défense et la sécurité. S'y ajoutent 54,9 milliards empruntés par le fonds spécial « infrastructures et neutralité climatique » et une trentaine de milliards tirés du fonds Bundeswehr de 2022, qui sera épuisé fin 2027 : environ 200 milliards de dette nouvelle en un exercice. Le budget de la défense passe à 109,7 milliards (+27,1), dont 55,8 milliards d'achats d'équipements ; celui du travail et des affaires sociales reste le premier, à 201,5 milliards. La charge d'intérêts, 30,3 milliards en 2026, est inscrite à 41,9 milliards en 2027, puis 55,2 en 2028, 68,1 en 2029 et 80,7 en 2030, en raison, écrit le gouvernement, de l'encours et de la hausse des rendements du Bund. La loi d'accompagnement relève de 20 % les taxes sur les alcools et les vins mousseux et supprime un supplément du complément pour enfants versé aux familles à bas revenus. Le Bund à dix ans rendait 3,34 % vendredi ; l'OAT française 4,21 %, désormais au-dessus du BTP italien à 4,14 %.

Le pays qui avait inscrit le frein à l'endettement dans sa Constitution en 2009 emprunte cette année 85 milliards en dehors de ce frein et 33 milliards dedans, ces derniers jusqu'au dernier euro autorisé. La règle fonctionne donc parfaitement sur le cinquième de la dette qu'elle couvre encore. Deux chiffres contredisent le récit officiel d'une dette d'investissement : la dépense totale augmente de 31 milliards et l'investissement baisse de deux. La dette allemande finance l'État courant, la solde, la retraite et l'achat de matériel militaire, et la facture arrive vite, avec une charge d'intérêts multipliée par 2,7 entre 2026 et 2030 dans le pays qui emprunte le moins cher du continent. La leçon vaut pour Paris plus que pour Berlin. Si l'Allemagne paie 3,3 % et voit ses intérêts doubler, un pays qui emprunte à 4,2 %, plus cher que l'Italie, et dont la charge de la dette approche 78 milliards, n'a plus de marge d'erreur ; il n'a pas non plus d'exception constitutionnelle à invoquer.

Sources : Deutscher Bundestag, textes de la semaine 37 (projets 21/7300 et 21/7301, plan financier 2026-2030) ; Trading Economics, 4 septembre 2026 ; Carnets du Business, 30 août 2026.

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Broadcom triple ses ventes de puces d'IA, et l'action recule : le marché a commencé à compter

Broadcom a publié mercredi soir les résultats de son troisième trimestre fiscal, clos le 2 août : un chiffre d'affaires record de 29,6 milliards de dollars, en hausse de 86 % après +48 % au trimestre précédent, un bénéfice net par action de 2,68 dollars (+215 %), un flux de trésorerie disponible de 13,7 milliards. Les ventes de semi-conducteurs pour l'intelligence artificielle atteignent 16,7 milliards, +221 % sur un an, quatorzième trimestre consécutif de croissance. La prévision pour le trimestre en cours, 34,8 milliards, soit +93 %, est ressortie 200 millions sous le consensus ; celle des puces d'IA, 21,7 milliards, +236 %. Hock Tan a avancé le chiffre de 230 milliards de dollars de revenus d'IA en 2028, quatre fois le niveau attendu cette année. L'action a baissé jeudi et terminé vendredi à peu près étale, autour de 358 dollars, soit 61 fois les bénéfices passés et 32 fois les bénéfices attendus, pour 1 700 milliards de capitalisation. Wall Street a fini la semaine en repli, le S&P 500 cédant 0,38 % à 7 718,60 points, le Nasdaq 0,29 % et le Dow Jones 0,51 %, le rendement à dix ans remontant à 4,79 % après le rapport sur l'emploi.

Une entreprise qui accroît son chiffre d'affaires de 86 % et manque de 0,6 % sa prévision voit son cours reculer : le marché paie pour l'accélération, et il venait d'en constater le premier fléchissement. Les 230 milliards de 2028 sont une promesse faite au nom de clients, les grands opérateurs de centres de données, dont les commandes dépendent de revenus que leurs propres clients n'ont pas encore payés. Il y a quelque chose de sain dans cette sévérité. Aucun plan, aucun ministère, aucune commission n'a décidé combien de capital irait aux puces d'IA ; des millions de porteurs le décident chaque jour, et ils ont répondu jeudi « prouvez-le » à une entreprise qui venait de tripler ses ventes. Comparée à la manière européenne de traiter le même sujet, un règlement dont les échéances viennent d'être reportées de seize mois faute de savoir le faire appliquer, la méthode a le mérite de la vitesse et celui de la réversibilité. On relèvera enfin que le secteur de l'information a perdu 23 000 emplois en août aux États-Unis, dont 8 000 dans l'hébergement de données : le capital s'approfondit plus vite que l'emploi ne se crée, ce qui s'appelle de la productivité et ce qui a rarement été populaire.

Sources : Broadcom, résultats du troisième trimestre fiscal 2026 ; The Motley Fool, 3 septembre 2026 ; Seeking Alpha ; CNBC, 4 septembre 2026 ; Bureau of Labor Statistics, rapport d'août 2026.

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L'Assemblée ne siégera pas en septembre : 3 600 milliards de dette et un hémicycle vide

Le ministère des Relations avec le Parlement a confirmé jeudi qu'aucune session extraordinaire ne serait convoquée en septembre, en invoquant les élections sénatoriales de la fin du mois. C'est la troisième fois seulement depuis 2005, après 2022 et 2024. Les députés reviendront le 1er octobre, deux jours après la présentation du projet de loi de finances en Conseil des ministres, et commenceront par la proposition de loi sur les violences sexuelles ; le projet de loi sur la police municipale, prévu pour septembre, est renvoyé. Le calendrier arrêté le 15 juillet par la conférence des présidents, détaillé par NosParlementaires, donne ensuite cinq semaines au budget : première partie du 12 au 19 octobre, vote solennel le 20, loi de financement de la Sécurité sociale jusqu'au 27, vote sur l'ensemble le 17 novembre, échéance constitutionnelle des 70 jours le 9 décembre. La session s'arrêtera le 28 février pour la campagne présidentielle, vingt semaines au lieu de trente-six. L'an dernier, le même exercice a produit 927 scrutins, une première partie rejetée par 404 voix contre une, une loi spéciale, trois 49.3 et huit motions de censure, pour une adoption le 2 février. Philippe Juvin a écrit cette semaine à une vingtaine de candidats à la présidentielle pour leur demander leurs objectifs chiffrés de déficit et de dette : celle-ci dépasserait 3 600 milliards en 2026, près de 119 % du PIB, avec une charge d'intérêts proche de 78 milliards qui pourrait franchir 100 milliards avant la fin de la décennie.

Un Parlement qui ne siège pas ne vote pas de dépenses, et l'on serait tenté d'y voir une économie. La semaine écoulée montre que la dépense n'a pas attendu. Le plan agricole a été arbitré à Matignon et financé par des gels de crédits que les députés ne verront qu'en loi de finances rectificative, la désindexation des pensions se négocie entre Bercy et les partenaires sociaux, les préfets recevront des enveloppes départementales sans qu'aucun rapporteur spécial les ait examinées. Les décisions budgétaires se prennent ; l'hémicycle a cessé d'en être le lieu. Montesquieu recommandait de séparer les pouvoirs, nous avons séparé les calendriers. Quand la représentation reviendra, le 1er octobre, elle disposera de cinq semaines pour approuver ou rejeter un texte adossé à 3 600 milliards de passif, avant qu'un 49.3 ne la dispense de conclure. La lettre de Philippe Juvin est, dans ce contexte, la demande la plus raisonnable de la rentrée : que ceux qui veulent gouverner écrivent, avant de le demander, ce qu'ils comptent faire de la dette. Il sera instructif de compter les réponses.

Sources : LCP, 3 et 4 septembre 2026 ; NosParlementaires, 14 août 2026, d'après le relevé de conclusions de la conférence des présidents du 15 juillet 2026 ; Journal du Net, 2 septembre 2026.

Le chiffre du jour
80,7 Md€
Charge d'intérêts prévue de l'État fédéral allemand en 2030, contre 30,3 milliards en 2026 et 41,9 milliards inscrits au projet de budget 2027 : une multiplication par 2,7 en quatre ans, dans le pays qui emprunte le moins cher de la zone euro.
Source : Deutscher Bundestag, projet de loi de finances 2027 et plan financier fédéral 2026-2030.
La citation
« Faites-moi de bonne politique et je vous ferai de bonnes finances. »
— Baron Louis (1755-1837), ministre des Finances de Louis XVIII, artisan du rétablissement du crédit public après 1815

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