Édition #159
Dimanche 3 août 2026
Dimanche d'intervalles : Washington et Téhéran observent un repos armé qui pâte le Brent vers 87 dollars, pendant qu'en France les tarifs augmentent et le chômage grimpe — deux hymnes à la liberté économique que le marché refuse d'entendre.

1
L'électricité française s'offre un supplément à la charge

Les tarifs réglementés de l'électricité augmenteront de 2,5 % à partir du 1er août 2026, de quoi ajouter environ 26 euros de plus par an aux factures de 20 millions de foyers français. Parallèlement, le gouvernement consent à relever le taux du Livret A du 1er août, tant pis si c'est l'inflation qui contraint sa main.

La hausse est justifiée par les coûts accrus du réseau et les investissements « énergétiques » — autant de termes qui signifient : le client paiera. Ce qui ravit les technos de l'État : chaque euros de surcharge est une victoire de la planification sur le chaos du marché. Reste que le ménage moyen, lui, verra surtout son budget de juillet fondre sous un soleil sans pitié.

Source : BDOR Actualités

2
Le CAC 40 sous le poids des craintes géopolitiques

La bourse de Paris reste prisonnière de ses démons : chaque jour sans frappes au Moyen-Orient la fait monter, chaque annonce d'escalade la précipite. Le CAC 40 termine la semaine à 8 485 points, loin de ses sommets de début d'année à 8 642. Les perspectives pour fin août clignotent en rouge : -0,4 % attendus.

La leçon est amère pour les acteurs de marché : la volatilité géopolitique tue la confiance plus sûrement que n'importe quel mauvais résultat. Et pendant ce temps, les États continuent à « gérer » les risques avec des impôts sur les champions technologiques. La main invisible, elle, se demande si quelqu'un la voit seulement.

Source : Boursorama

3
La Fed maintient ses taux, ses membres se divisent

Mercredi 31 juillet, la Réserve fédérale américaine a tenu le cap : taux directeur inchangé à 3,50-3,75 %. Mais voilà le grain de sable : trois des douze membres du FOMC ont voté pour une hausse. C'est la plus forte dissension depuis dix ans.

Kevin Warsh arbitre une querelle d'école : faut-il serrer ou attendre ? L'inflation PCE stagne à 3,7 %, preuve que la stagflation murmure encore ses tentations. Ce qui fascine ici, c'est l'impuissance intellectuelle : la Fed ne peut pas « gérer » simultanément la croissance et les prix, parce qu'elle n'a jamais su distinguer le premier du second.

Source : Boursorama

4
Le gaz naturel français dégringole de 1,7 %

Inversement proportionnel à l'électricité, le gaz naturel baisse en août 2026 : le prix repère pour le chauffage chute de 1,7 % pour s'établir à 0,1256 €/kWh. Sur le marché de gros, c'est le même hymne — le PEG s'affiche à 57,42 €/MWh, prix où la loi de l'offre et la demande triomphe sans intermédiaire.

Pourquoi cette bifurcation ? Parce que le gaz se négocie sur des marchés relativement libres, tandis que l'électricité reste verrouillée par des taux « réglementés ». La différence est instructive : où la liberté s'installe, les prix baissent ; où règne le droit administratif, ils s'envolent. Bastiat avait écrit : le client paie la loi autant que le produit.

Source : HelloWatt

5
Le chômage français gagne 0,8 % au deuxième trimestre

Au second trimestre 2026, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a progressé de 0,8 %, atteignant 3,323 millions de personnes. En incluant ceux en emploi partiel qui cherchent davantage, le total grimpe à 5,801 millions, soit une hausse de 1,3 %. Le taux de chômage atteint 8,1 %.

Ce qui ravit les apôtres de la « protection » : davantage de chômeurs signifie davantage de raisons d'intervenir, davantage d'emplois aidés, davantage de règles pour les embaucher. Or, c'est précisément ces règles qui tuent l'emploi. Montesquieu l'aurait noté : là où la liberté d'embaucher meurt, celle de ne pas avoir de travail éclot.

Source : CNEWS

6
L'inflation mondiale frôle les 3,1 %, risques de retour en vue

L'ONU table sur une inflation mondiale de 3,1 % pour 2026, avec toutefois un scénario de risque noir : si la guerre du Moyen-Orient s'intensifie, l'inflation pourrait bondir à 4,5 %. Les prix des matières premières restent sous pression, tandis que l'énergie demeure la variable cachée de la croissance mondiale.

Ce jeu macabre — où la paix baisse les prix et la guerre les enflammer — enseigne une vérité que les gouvernements refusent d'apprendre : la guerre n'enrichit personne, même pas son vainqueur. Et l'inflation en est la preuve comptable. Mises l'écrivait avec clarté : seule la production pacifique enrichit ; tout le reste n'est que destruction redistribuée.

Source : L'Économiste Maghrébin


Chiffre du jour
8,1 %
Le taux de chômage français en cette fin juillet 2026. Ni le plus bas de décennie, ni le plus haut — juste assez stable pour qu'on oublie qu'il monte.

Citation du jour
« La paix et la prospérité ne peuvent s'obtenir que par la liberté du commerce. »
— Adam Smith, La Richesse des Nations (1776)

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