Selon BFM Bourse, le CAC 40 a cédé 1,22 % mercredi 7 octobre pour finir à 7 769,21 points, rattrapé par les tensions obligataires et la hausse du pétrole, tandis que le rendement de l'OAT à dix ans remontait à 4,872 %. D'après Zonebourse, l'indice recule de 2,45 % sur cinq jours et de 4,67 % depuis le début de l'année ; BNP Paribas a perdu 3,88 %, et BFM Bourse relève un repli de 5 % pour Société Générale.
L'accalmie de la veille aura duré une séance. Les banques françaises détiennent de la dette française, et lorsque le prix de cette dette baisse, c'est leur bilan que l'on lit en transparence : voilà comment un déficit public devient un risque privé. Le marché n'a pas de programme politique, il a une calculette, et elle ne s'émeut ni des discours ni des plans à cinq ans.
Sources : BFM Bourse, Zonebourse, 7 octobre 2026.
D'après BFM Bourse, le Brent de décembre a gagné 0,4 % mercredi à 100,99 dollars le baril, un niveau que Deutsche Bank relie aux attaques iraniennes contre des pétroliers dans le détroit d'Ormuz. Boursorama ajoutait en début de journée que les investisseurs redoutaient une escalade entre l'Arabie saoudite et les Houthis yéménites.
Un baril à 100 dollars est une taxe prélevée sur chaque ménage et chaque entreprise européens, sans vote ni amendement. On observera que l'Europe, qui a passé vingt ans à décourager sa production et son nucléaire, découvre que l'énergie bon marché n'était pas un acquis mais un choix. La liberté économique commence par le droit de produire ce dont on a besoin.
Sources : BFM Bourse, Boursorama, 7 octobre 2026.
Nicolas Lecaussin compare dans Contrepoints les deux modèles : aux États-Unis, l'emploi public a reculé de 17 000 postes en septembre pendant que le privé en gagnait 46 000, avec un chômage stable à 4,2 %. En France, d'après les chiffres de l'Insee qu'il cite pour le deuxième trimestre 2026, le chômage atteint 8,3 % (2,7 millions de personnes), le privé a perdu environ 80 900 emplois en un an et le public en a gagné 8 500, alors que le projet de loi de finances 2027 prévoirait 6 816 créations nettes dans la fonction publique d'État.
Ces chiffres sont ceux d'un éditorialiste libéral et méritent d'être vérifiés à la source, mais le contraste est parlant : un pays laisse son marché du travail s'ajuster, l'autre finance des postes avec un impôt qui décourage d'en créer dans le privé. On ne crée pas de richesse en recrutant celui qu'on paie avec l'argent de ceux qui n'ont plus les moyens d'embaucher.
Sources : Contrepoints (Nicolas Lecaussin), 7 octobre 2026, citant le BLS et l'Insee.
Selon Contrepoints, qui rend compte du rapport de la Cour des comptes publié le 7 octobre, les besoins d'investissement sont estimés à 161,4 milliards d'euros par an d'ici 2030, dont 21,4 milliards pour les administrations publiques, alors que l'investissement public dans la transition n'a progressé que de 1,27 % par an entre 2021 et 2024. Sur 54 objectifs suivis, seuls 11 sont atteints ; la Cour note que le plan ne précise pas comment seraient financés 13 milliards d'euros d'investissements publics supplémentaires, et que le parc automobile de l'État a crû de 7,2 % en 2024 au lieu de baisser de 3 %.
L'État qui exige l'exemplarité des autres et dont la propre flotte grossit offre un spectacle que Bastiat n'aurait pas manqué de ranger parmi ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas. Fixer des objectifs coûte un communiqué ; les financer coûte des impôts ; les évaluer exige du courage. Les trois n'ont pas la même cote auprès des gouvernants.
Sources : Contrepoints (Élodie Messéant), 7 octobre 2026, d'après le rapport de la Cour des comptes.
Philbert Carbon rappelle dans Contrepoints l'empilement des lois Alur (2014), Elan (2018), Climat et résilience (2021) et Le Meur (2024), cette dernière permettant aux communes de ramener de 120 à 90 jours le plafond de location de la résidence principale. Il cite une étude de l'IREF de 2023 évaluant les rendements nets du foncier entre 1,66 % et 2,94 %, voire négatifs, et relève que le projet de loi de finances 2027 viserait le statut de loueur en meublé non professionnel, pour un objectif d'environ 200 millions d'euros.
On demande aux bailleurs de loger les Français, puis on rend l'exercice moins rentable que le livret A. Le résultat est connu et ne surprend que ceux qui n'ont jamais lu un traité d'économie : quand on taxe et qu'on encadre une activité, elle se raréfie. La pénurie de logements n'est pas un accident, c'est une politique.
Sources : Contrepoints (Philbert Carbon), 7 octobre 2026.
D'après le Rio Times, les ventes au détail de la zone euro ont progressé de 0,8 % sur un an en août (+0,1 % sur un mois), contre 1,0 % attendu, tandis que l'indice PMI de la construction s'est établi à 43,4 en septembre, contre 43,0 le mois précédent, un niveau qui signale toujours une contraction. Zonebourse rappelait vendredi que l'inflation de la zone a atteint 3,8 % en septembre et que la BCE avait relevé ses taux le 10 septembre.
Une inflation à 3,8 %, des taux en hausse et des consommateurs qui dépensent moins que prévu : la stagflation n'est plus une hypothèse de séminaire. Friedman l'écrivait : l'inflation est toujours et partout un phénomène monétaire. On attend toujours que quelqu'un, à Francfort ou ailleurs, en tire la conclusion qui s'impose sur la création monétaire des années passées.
Sources : Rio Times, Zonebourse, 2-7 octobre 2026. Les chiffres du Rio Times sont à recouper avec Eurostat.