« Là où il n'y a pas de liberté économique, il n'y a pas de liberté politique. » – Milton Friedman
Un mois après le début de la guerre en Iran, le Brent a clôturé à 112,57 dollars vendredi soir (+4,22%), repassant la barre des 110$ pour la première fois depuis le décrochage de lundi. Le détroit d'Ormuz reste bloqué, et selon les analystes de Macquarie, le pétrole pourrait atteindre 200$ si la guerre se prolonge jusqu'en juin. Les États du Golfe s'inquiètent, les consommateurs trinquent, et la géopolitique trumpienne n'a jamais autant pesé sur les marchés.
(Boursorama, Libération, Bloomberg)
Après les agriculteurs, les transporteurs routiers entrent dans la danse. Depuis ce samedi matin, l'OTRE bloque l'autoroute A7 au viaduc de Chasse-sur-Rhône pour protester contre la flambée des carburants. Le gouvernement a annoncé vendredi 70 millions d'euros d'aides ciblées pour les PME du transport. Une rustine sur une hémorragie. Les manifestants réclament le diesel à 1,20€. Le marché, lui, s'en moque éperdument.
(CNews, France Info, Ouest-France)
C'est officiel : le Dow Jones est entré en territoire de correction vendredi (-1,7%, à 45 166 points), après cinq semaines consécutives de pertes. Le Nasdaq a chuté de 12,5% depuis son record d'octobre. Les investisseurs fuient le risque face à l'impact économique de la guerre en Iran. Le CAC 40 a limité les dégâts à -0,9% (7 701 points), mais la tendance reste lourde. Les marchés détestent l'incertitude. Ils sont servis.
(CNN, Reuters, Les Échos Investir)
L'indice de confiance de l'Université du Michigan a chuté à 53,3 en mars, son plus bas depuis décembre, contre 56,6 en février. Les économistes attendaient 54,0. L'Américain moyen commence à sentir passer la guerre : essence plus chère, bourse en baisse, et l'ombre de la stagflation qui plane. La Fed est coincée entre inflation importée et croissance en berne. Le consommateur, lui, serre les dents.
(Zonebourse, Boursorama, FRED)
Le syndicat dénombre 546 plans sociaux entre septembre 2023 et mars 2026, menaçant ou supprimant près de 130 000 emplois. 75% concernent l'industrie. L'automobile, la chimie, la métallurgie : les fleurons français licencient pendant que l'État empile les subventions sans stratégie. La CGT a tenu ses « Assises du Made in France » jeudi. Un enterrement de première classe pour une industrie qui n'a plus que ses syndicats pour pleurer.
(France Inter, Les Échos, Sud Ouest)
Après avoir dépassé 5 500 dollars l'once début 2026, le métal jaune a perdu plus de 10% cette semaine pour s'établir autour de 4 400$. En temps normal, la guerre ferait grimper l'or. Mais les investisseurs ont besoin de liquidités pour couvrir leurs pertes actions. Wells Fargo reste haussier à long terme (6 100-6 300$ d'ici fin 2026), mais à court terme, c'est la débandade. Le refuge n'est plus si sûr quand tout le monde cherche la sortie.
(Cercle de l'Épargne, Business AM, Économie Matin)