« Là où il n'y a pas de liberté économique, il n'y a pas de liberté politique. » – Milton Friedman
Coup de théâtre ce lundi matin : Donald Trump a annoncé avoir eu des « discussions productives » avec l'Iran et suspendu pour cinq jours ses menaces de frappes sur les infrastructures énergétiques iraniennes. Les marchés ont immédiatement salué l'annonce : le pétrole a chuté de 10%, les bourses ont rebondi. Problème : Téhéran nie tout contact depuis le début de la guerre. Trump manipule-t-il les marchés ou prépare-t-il vraiment une sortie de crise ? Les traders parient, les analystes doutent, et le détroit d'Ormuz reste fermé.
(New York Times, Al Jazeera, The Guardian)
Après avoir ouvert en chute de 1,65% à 7 539 points — son plus bas depuis juillet 2025 — le CAC 40 a rebondi au-dessus des 7 800 points suite aux déclarations de Trump. Le Brent a dévissé de 10% avant de limiter ses pertes. Wall Street gagne plus de 2%. Mais la prudence reste de mise : tant que le démenti iranien pèse, l'incertitude domine. Les marchés jouent à quitte ou double sur les tweets présidentiels.
(Les Échos Investir, Zonebourse, Ideal Investisseur)
Le géant français de l'agroalimentaire rachète la startup britannique Huel, spécialiste de la nutrition fonctionnelle (poudres protéinées, repas « complets »). Prix : près d'un milliard d'euros. Soutenue par des célébrités comme Idris Elba, Huel incarne le boom du « bien manger vite ». Danone poursuit sa mue vers la nutrition santé après des années de restructuration. Une acquisition qui fait sens dans un marché en croissance — même si certains s'interrogent sur la valorisation.
(Reuters, The Guardian, Bloomberg)
Le prix du gaz en Europe a bondi de 70% depuis le début du conflit, atteignant 62€ le MWh contre 35€ avant la guerre. Les frappes sur le Qatar ont provoqué une envolée de 35% jeudi dernier. La BCE craint une inflation à 4,8% en 2027 selon son scénario pessimiste. Les Européens se réunissent à Bruxelles pour éviter la panique sur les réserves. On n'a pas fini de payer la note énergétique.
(Le Grand Continent, Le Figaro, Le Monde)
La compagnie américaine coupe 5% de ses capacités sur les deuxième et troisième trimestres, anticipant un baril au-dessus de 100$ jusqu'en 2027. Surcoût estimé : 11 milliards de dollars en 2026. Les vols de nuit et les jours creux sont les premiers sacrifiés. Tel Aviv et Dubaï restent suspendus. Le transport aérien entre en mode survie — et ce n'est que le début.
(Reuters, Le Figaro, CNBC)
Les automobilistes français continuent de trinquer. Le gazole a pris 5,2 centimes ce week-end, le SP95-E10 dépasse 1,91€ en moyenne (+11% depuis le début du conflit). Record 2026 atteint : 2,10€/l pour le diesel le 20 mars. TotalEnergies annonce une nouvelle hausse de son plafond en avril. L'État empoche 60% du prix à la pompe en taxes — mais pas question de les baisser, bien sûr.
(Roole, Turbo, Le Dauphiné Libéré)