« Là où il n'y a pas de liberté économique, il n'y a pas de liberté politique. » – Milton Friedman
C'est officiel : le litre de gazole a franchi les 2 euros en moyenne hebdomadaire, selon les données publiées hier. Un record qui n'avait été atteint qu'une seule fois, brièvement, en juin 2022. TotalEnergies maintient son plafond à 2,09€ pour le diesel, 1,99€ pour l'essence — jusqu'à fin mars. Et après ? La fiscalité représente 55% du prix à la pompe. L'État pourrait agir, mais préfère encaisser. Quand l'impôt ponctionne plus que le pétrole lui-même, on a un problème.
(France Inter, TF1 Info, Le Figaro)
La Réserve fédérale américaine entame sa réunion de deux jours ce mardi. Les taux resteront probablement inchangés à 3,50-3,75%. Mais Donald Trump, fidèle à lui-même, exige des baisses « dès maintenant ». « Un élève de CE2 le saurait », a-t-il déclaré. Jerome Powell, dont le mandat s'achève en mai, risque d'être remplacé par Kevin Warsh. L'indépendance de la Fed, pilier de la crédibilité monétaire américaine, vacille sous les coups de boutoir présidentiels.
(Investopedia, Les Échos Investir, Fortune)
Coup de froid sur les relations sino-américaines : Donald Trump a demandé à reporter sa visite à Pékin, initialement prévue du 31 mars au 2 avril. Motif officiel : la guerre en Iran et l'absence d'aide chinoise pour débloquer Ormuz. Motif réel : faire pression sur Xi. Les négociations de Paris avaient pourtant été jugées « très bonnes » par le Trésor américain. Le commerce mondial retient son souffle — encore.
(Boursorama, BFM TV, Zonebourse)
BNP Paribas dévoile son plan stratégique 2030 : doubler le résultat avant impôt de sa branche gestion d'actifs d'ici 2030. Objectif : attirer 350 milliards d'euros de flux nets après l'acquisition d'AXA IM. Le groupe bancaire français devient un poids lourd européen de l'asset management. Dans un secteur où la taille critique détermine la survie, BNP joue gros. Mais quand les autres se consolident aussi, doubler ne garantit pas de gagner.
(GlobeNewswire, Bloomberg, Reuters)
La France, l'Allemagne et les autres Européens refusent catégoriquement de participer à la réouverture militaire du détroit d'Ormuz. « Ce n'est pas notre guerre », martèle Berlin. Macron conditionne toute intervention à l'arrêt des bombardements. L'UE envisage d'étendre la mission navale Aspides, mais uniquement pour protéger le commerce — pas pour combattre. Washington, qui a déclenché seul ce conflit, se retrouve seul à le gérer. Les alliés ne sont pas des vassaux.
(Le Monde, Euronews, France Info)
Sept ans après le lancement du Plan Deeptech, la France frôle les 500 startups deeptech créées par an. Les levées de fonds atteignent 4,1 milliards d'euros, tirées par les séries A et B. Problème : le financement seed se tarit, et les capitaux privés manquent cruellement. Bpifrance a injecté 10 milliards depuis 2019 via France 2030, mais l'argent public ne suffira pas. Sans relais privés, l'écosystème risque l'étouffement au moment de passer à l'échelle.
(Maddyness, Bpifrance, French Tech Journal)