« Là où il n'y a pas de liberté économique, il n'y a pas de liberté politique. » – Milton Friedman
Après une brève accalmie, le baril de Brent est remonté à 103,82 dollars ce dimanche, le WTI américain atteignant 99,30$. En France, le gazole dépasse les 2€ le litre dans de nombreuses stations. « Quand on est très juste, la moindre dépense qui augmente, on le sent fort », témoigne un automobiliste au Monde. Rappelons que l'État prélève environ 60% du prix à la pompe. Si les pouvoirs publics voulaient vraiment soulager les ménages...
(Le Monde, Pintu News)
La Fed se réunit les 17-18 mars avec un statu quo quasi certain (taux à 3,5-3,75%). La BCE suit le 19 mars, maintenant ses taux à 2%. Les marchés anticipent désormais +40 points de base en 2026 en Europe, contre un statu quo espéré avant la guerre. La flambée pétrolière change tout : l'inflation risque de dépasser 3% dans la zone euro. Les banquiers centraux marchent sur des œufs.
(Boursorama, Allnews, Goldman Sachs)
Face à la crise, les 32 pays de l'Agence internationale de l'énergie ont voté « à l'unanimité » le plus important déblocage de stocks stratégiques de leur histoire : 400 millions de barils sur un total de 1,2 milliard. Une goutte d'eau ? Peut-être. Mais c'est aussi la preuve que les réserves stratégiques — constituées par les contribuables — servent enfin. Reste à savoir si les prix suivront.
(RFI, Le Monde, Le Parisien)
Après l'invalidation de ses tarifs douaniers par la Cour suprême, l'administration Trump ouvre deux séries d'enquêtes « Section 301 » visant 60 économies, dont l'UE, la Chine, le Japon et l'Inde. Objectif : contourner le verdict judiciaire et imposer de nouveaux tarifs. Bruxelles rappelle l'accord de Turnberry (plafond de 15%). Le protectionnisme américain ne désarme pas — et les consommateurs des deux côtés de l'Atlantique paieront l'addition.
(Les Échos, L'Usine Nouvelle)
Bonne nouvelle passée inaperçue : l'inflation française a été révisée à 0,9% en février par l'INSEE, contre 1% initialement estimé. C'est l'une des plus faibles de la zone euro. Les prix de l'énergie, contenus par les boucliers tarifaires, expliquent cette performance. Mais attention : chocolat +14%, café +9% après les négociations de mars. La facture alimentaire, elle, grimpe.
(Boursorama, INSEE, Radio France)
François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a prévenu : la guerre en Iran entraînera « un peu plus d'inflation et un peu moins de croissance ». La prévision de février tablait sur 1% de PIB en 2026 ; celle du 25 mars sera probablement révisée à la baisse. Les économistes parlent déjà de « stagflation light ». Pendant ce temps, les projets d'implantation d'entreprises ont reculé de 18% en 2025. L'économie française est « en apnée ».
(20 Minutes, France Inter, Banque de France)