« Là où il n'y a pas de liberté économique, il n'y a pas de liberté politique. » – Milton Friedman
Interrogé sur RTL ce matin, le ministre de l'Économie Roland Lescure a été catégorique : « pas d'aide prévue pour le moment » face à la flambée des prix à la pompe. Une citation digne de Bastiat — on aurait presque applaudi. Sauf que l'État prélève toujours 60% du prix du carburant en taxes. Baisser la fiscalité ? Trop simple, apparemment.
(RTL)
Là où le gouvernement tergiverse, TotalEnergies agit. Le groupe a annoncé le plafonnement des prix dans toutes ses stations françaises dès aujourd'hui : 1,99€ le litre d'essence, 2,09€ le gazole. « Protéger ses clients face au choc pétrolier mondial », dit le communiqué. Traduction : faire ce que Bercy refuse de faire. Le capitalisme responsable existe — il n'attend pas les subventions.
(TF1 Info, La Dépêche)
La Bourse de Paris s'enfonce dans le rouge ce vendredi, plombée par la flambée du pétrole et les tensions au Moyen-Orient. Le CAC 40 évolue autour de 7 925 points, en baisse de 0,7%. Les valeurs du luxe — LVMH, Kering, Hermès — mènent la déroute. Les investisseurs redoutent l'impact sur la consommation chinoise et les coûts de transport. Cinquième séance de baisse en six jours. Ambiance.
(Le Figaro Bourse, Boursorama)
L'Agence internationale de l'énergie a débloqué 400 millions de barils de réserves stratégiques — du jamais vu depuis la création de l'organisation en 1974. Les États-Unis contribuent à hauteur de 172 millions de barils. Résultat sur les marchés ? Quasi nul. Le Brent flirte toujours avec les 100$. Tant que le détroit d'Ormuz reste bloqué, les gesticulations bureaucratiques ne changeront rien aux fondamentaux.
(Le Monde, Le Parisien)
La flambée du pétrole ravive le spectre de l'inflation en Europe. Les économistes anticipent désormais deux hausses de taux de la BCE en 2026. Fini les baisses tant espérées : Francfort devrait maintenir son taux de dépôt à 2%, voire le relever si l'inflation repart. Les emprunteurs et les États surendettés (coucou la France) vont apprécier. La facture énergétique se transforme en facture monétaire.
(BFM Bourse, Zonebourse)
Les Français sont appelés aux urnes dimanche 15 mars pour le premier tour des municipales. À Paris, la course est serrée entre Emmanuel Grégoire (gauche), Alexandre Mulatier-Gachet (droite), et les divers outsiders. La nouvelle prime majoritaire réduite à 25% pourrait accoucher d'un conseil sans majorité claire. 887 747 candidats dans 34 904 communes. La démocratie locale, ce sport de combat.
(Le Figaro, Le Parisien)