« Là où il n'y a pas de liberté économique, il n'y a pas de liberté politique. » – Milton Friedman
Voilà une phrase qu'on aimerait entendre plus souvent. Ce mercredi, François Villeroy de Galhau a calmé les ardeurs de ceux qui réclament déjà des subventions publiques pour atténuer la flambée des carburants. « Si nous creusons encore les déficits et la dette, ça va pénaliser les Français eux-mêmes », a-t-il déclaré sur RTL. Une leçon d'économie élémentaire que la classe politique refuse d'entendre depuis 50 ans. La dette, c'est l'impôt de demain. Merci de le rappeler.
(RTL, Le Figaro)
C'est la plus grande libération de réserves stratégiques de l'histoire. Les pays membres de l'AIE, dont la France, injectent 400 millions de barils sur le marché pour faire baisser les cours. Le Japon et l'Allemagne ont dégainé les premiers, sans attendre le feu vert du G7. Objectif : rassurer les marchés et contenir l'inflation énergétique. Quand le marché est menacé, même les États interventionnistes redécouvrent l'importance de l'offre.
(Le Parisien, Ouest-France, Connaissance des Énergies)
Pendant que certains réclament l'argent du contribuable, d'autres agissent. Michel-Édouard Leclerc annonce une baisse de 30 centimes par litre dans ses stations et celles de Système U, Intermarché et Carrefour « d'ici deux jours ». Comment ? « On a mis la pression sur les raffineurs », explique-t-il. La grande distribution négocie, comprime ses marges, et fait baisser les prix. Sans un centime d'argent public. C'est ça, le marché qui fonctionne.
(France Info, BFM TV, Le Figaro)
L'escalade continue. Téhéran a commencé à miner le détroit d'Ormuz, par où transite 20% du pétrole mondial. Trump a répondu en détruisant 16 navires iraniens poseurs de mines et en menaçant l'Iran de « mort, feu et fureur ». Selon les experts, 5% seulement de l'arsenal iranien suffirait à bloquer le passage pendant des mois. L'économie mondiale retient son souffle.
(Huffington Post, Le Grand Continent, France Info)
Après le rebond de mardi (+1,79%), les marchés européens replongent ce mercredi. Le CAC 40 recule de 1% sous les 8 000 points, plombé par les incertitudes sur Ormuz et l'attente des chiffres de l'inflation américaine. L'Oréal et Kering mènent la danse des baisses. La volatilité reste reine : tant que le détroit sera menacé, les investisseurs joueront aux montagnes russes.
(Boursorama, Zonebourse, Les Échos Investir)
Une bonne nouvelle venue d'outre-Atlantique : l'inflation américaine reste stable à 2,4% en février, conformément aux attentes. Pas d'emballement malgré les tensions géopolitiques — du moins pas encore. La Fed garde ses marges de manœuvre. En France, Villeroy prévoit « un peu plus d'inflation » dans les mois à venir, conséquence logique de la flambée énergétique. Préparez vos budgets.
(CNBC, Banque de France)